MER MONTAGNE LA ROCHELLE - LA PIERRE SAINT-MARTIN

Attirés par la montagne...

 

La Rochelle - La Pierre-St-Martin par un couple de cyclos Yonnais

du 17mai au 22 mai 2015

 

Quoi de plus motivant, de plus excitant que de partir de la mer pour arriver au pied de la montagne et gravir un col.

Une mer-montagne, formule touriste, vous laisse toutes les possibilités : choix des étapes, kilométrage, allure. Le choix du col ? La FFCT propose 5 cols dans les Pyrénées : nous choisissons la Pierre-Saint- Martin proche de la vallée d'Ossau où nous rejoindrons le CTY pour « son week-end montagne ».

La préparation de ce voyage se fait l'hiver et quel plaisir d'étudier le parcours, chercher les routes touristiques, trouver les hébergements.

C'est la 4ème fois que nous prenons la route des Pyrénées (après le col du Soulor, Superbagnères, le col de Jau) mais c'est encore un parcours différent que je trace.

 

Cette année 2015, nous partirons donc de la Rochelle ( rien que le nom de cette ville évoque les vacances).

Nous laissons notre voiture à Aytré chez un ami vélociste « Les cycles Mazerolles ».

 

1ère étape La Rochelle - Meschers 100km

 

Par la piste cyclable, nous longeons la côte jusqu'à Châtelaillon puis direction Ciré-d'Aunis. Traversée des marais bordés d'iris jusqu'à Tonnay-Charente. Là, le vieux pont suspendu nous offre une vue superbe sur la vallée de la Charente. Seuls, les cyclistes et piétons peuvent l'emprunter.

Arrivée au bord de l'estuaire de la Gironde à Meschers, un charmant petit port charentais. Les maisons troglodytes, les grottes, les pontons de pêche au carrelet bordent la côte.

Nuit en chambre d'hôtes sur le port.

 

 

2ème étape Meschers - Castelnau-du-Médoc 90km

 

Tous les matins, notre départ est fixé à 8h30. Pas toujours facile de négocier un petit déjeuner à 7h30.

C'est donc à 9h00 que nous entrons dans la ville close de Talmont-sur-Gironde. Point de vue unique sur l'estuaire et les côtes du Médoc. L'église romane Sainte-Radégonde est un vrai bijou d'architecture. Les touristes ne sont pas encore là, nous sommes seuls dans les ruelles aux maisons aux volets bleus, blancs, bordées de roses trémières.

Mortagne-sur-Gironde, Port-Maubert, St-Ciers-sur-Gironde : des routes vallonnées nous conduisent à Blaye, la citadelle est sous le soleil. Pas de temps à perdre : nous embarquons sur le bac. ¾ d'heure avec un groupe de cyclos du Loiret, pour rejoindre l'autre rive à Port-Lamarque (la marée est basse et les bancs de sable nombreux, la traversée est plus longue qu'à marée haute). En débarquant, nous croisons Kévin, un jeune qui effectue un tour de France en monocycle. Il en est à son 33ème jour. Parti de Lyon, il remonte vers la Bretagne et pense effectuer son périple en 100 jours … ce qu'il fera en parcourant 4336km et en pratiquant la formule « j'irai dormir chez vous » (pour voir son récit sur Google, taper tour de France en monocycle ).

La route est bordée de vignobles jusqu'à Castelnau-du-Médoc, terme de l'étape au domaine de Carrat : des anciennes écuries restaurées par des propriétaires charmants. Coïncidence, leur fille habite la Roche-sur-Yon.

 

3ème étape Castelnau-du-Médoc – Biscarosse 130km

 

Finie la vie de château. Cap sur le Bassin d'Arcachon, toujours vent favorable depuis notre départ. Souvenirs d'enfance à Andernos où je passais mes vacances. Toujours ancré dans ma mémoire, le très grave incendie des Landes l'année 1950 et notre nuit sur la plage avec ma grand-mère, un cousin et notre chat : il avait fallu quitter notre maison menacée par les flammes.

De Lège-Cap-Ferret à Arcachon, pistes cyclables obligatoires pour longer le bassin, sinon haro des automobilistes. Pas toujours évident avec les sacoches, il faut souvent mettre pied à terre.

A la sortie d'Arcachon, la dune du Pilat attire toujours autant de monde : nous y grimperons une autre fois !

Nuit à Biscarosse-Ville et une crainte pour demain : mauvais temps annoncé.

 

4ème étape Biscarosse – Ozourt (petit village dans la Chalosse) 130km

 

Comme prévu, le ciel est plombé.

« A écouter la météo, on passe sa vie au bistrot » dicton à lire au bureau des guides de St-Lary. Confirmé pour cette étape : pas de pluie de la journée.

Piste cyclable longeant la route pour Parentis-en-Born : pas très agréable ! Puis une petite route sympa nous fait longer les étangs de Biscarosse et Parentis.

Et c'est la descente de la côte landaise : Mimizan, St-Julien-en-Born, St Girons, Léon et direction St Paul-les Dax, Dax que nous traversons vers16h00 : un peu galère. Pas question de s'y arrêter prendre un bain de boue pour se relaxer. Direction Montfort-en-Chalosse et arrivée à Ozourt où un couple belge nous accueille et un repas succulent termine cette journée un peu stressante par la circulation.

 

5ème étape Ozourt – Oloron-Ste-Marie 80km

 

L'étape est courte et nous traînassons... il est vrai que le paysage s'y prête, la Chalosse est agréable, la route devient vallonnée et les bosses à chevrons sont nombreuses, les contreforts des Pyrénées se dessinent.

A Orthez, traversée du Gave de Pau, ça y est, ça sent la montagne...

Pique-nique à Navarrenx, une jolie petite cité avec ses remparts.

De Navarrenx à Oloron, nous croisons de nombreux cyclos. Quelques uns font un bout de route avec nous.

Oloron : direction le camping « les gîtes du stade ». nous y avons réservé un chalet pour deux nuits et nous y retrouvons Christian et Marie-Paule Rondeau avec leur camping-car et passons ensemble une agréable soirée.

 

6ème étape Oloron-Ste-Marie – Le col de la Pierre-St-Martin 1765m et retour 90km

 

Je l'ai monté en 2001, un col difficile et long... nous le savons, on va souffrir. .. mais soulagement lorsque nous prenons le vélo : plus les sacoches et ça fait tout drôle!

La météo est rassurante, le gardien du camping nous prévient que les trois derniers kilomètres sont souvent froids, ventés, dans le brouillard et il a neigé il y a deux jours  donc nous emportons ce qu'il faut pour nous couvrir. Les prévisions seront exactes.

 

Aucune difficulté jusqu'à Arette. Puis 7km de montée douce et se présente brusquement « la Mouline »  : 600m à15%. Je n'ai pas honte de dire que je monte à pied, Tatave joue l'équilibriste.

Et vont suivre 10km à 9,10,11%. Col de Labays, col de Soudet (1540m). Encore 225m de dénivelé... et le temps se gâte. Je me répète que je n'ai pas fait 600km pour échouer si près du but.

Nous laissons la route qui va à la station (arrivée de la 10ème étape du prochain Tour de France). Pour nous, encore 3km dont 1 à 9% pour arriver au col à 1765m. Notre but est atteint, ce n'est que plus tard que nous en éprouverons du bonheur.

Seuls, les pieds dans la neige, 2°, le vent, le brouillard. Nous ne traînons pas dans ce décor lugubre. Nous sommes cependant géolocalisés ! Sur notre portable, Orange nous prévient que nous sommes à la frontière espagnole.

3km plus bas, le temps redevient plus clément. Moi qui n'aime pas descendre et bien je prends du plaisir et étonne mon homme. Nous arrêtons prendre un boisson à Arette (village victime d'un gros tremblement de terre en 1967) et le retour sur Oléron est agréable.

Photo1bis

 

Photo2bis

 

Le lendemain, 35 km pour retrouver notre club , le CTY, en week-end montagne à Izeste dans la vallée d'Ossau. Après 660km, pas de vélo pour nous, mais le plaisir d'être ensemble et de suivre « en voiture » nos amis cyclos pour les encourager dans les cols.

 

La logistique

 

Au cours de ce voyage, aucun ennui mécanique, pas de crevaison. Avant de partir, révision générale des vélos, pneus neufs, pose d'écarteurs. Prévoir petit matériel de réparation, pneu, rayons...

Notre préparation ? Rien de particulier : rouler régulièrement tout l'hiver, quelques sorties vers Chantonnay, 2 jours avec les sacoches une quinzaine de jours avant. Il est vrai que seul notre objectif est d'aller au bout, à notre rythme, prendre du plaisir même si parfois je tempête après les sacoches et pourtant tout est étudier pour restreindre le poids (ex : tube de dentifrice aux ¾ vide) et le volume : 11kg pour Tatave, 5 pour moi. Une petite astuce pour gagner de la place : je mets chaque tenue dans une poche transparente avec curseur et m'assoie dessus pour chasser l'air avant de la fermer ! Testez c'est efficace.

Les hébergements sont retenus à l'avance avec priorité aux chambres d'hôtes avec repas ou restaurants à proximité. Pas question de reprendre le vélos le soir pour aller dîner.

 

Le vélo et ses multiples facettes de le pratiquer.

 

La mer-montagne en est un exemple : formule randonneur, formule touriste, seul, en couple, entre amis, organisée par un club, en autonomie, avec un véhicule transportant les bagages. Chacun peut trouver une formule qui corresponde à ses envies, ses moyens, l'essentiel étant d'y prendre du plaisir.

Annick et Octave

 

TOUTES A STRASBOURG

Le grand rassemblement du vélo au féminin organisé par la FFCT (fédération française de cyclotourisme) a permis à environ 4000 participantes de rallier Strasbourg depuis toutes les régions de France et des pays limitrophes.

Dix vendéennes parties de St-Michel-Mont-Mercure ont retrouvé trois jours plus tard quinze autres vendéennes à Orléans.

Après six étapes ensemble, elles sont arrivées avec une certaine émotion et excitation devant le Parlement européen : tout un symbole...

Le dimanche matin 5 juin, toutes les cyclotes se sont retrouvées pour une balade de 20km de part et d'autre des rives du Rhin et dans les rues de Strasbourg pour clôturer ce voyage de 980km et 680km.

Préparé par le CODEP 85 de façon remarquable, ce voyage laissera à toutes de très bons souvenirs de partage, de convivialité...

Après Paris en 2012, Strasbourg en 2016, où irons nous en 2020 ?

 

Annick

(Consulter le site du CODEP cyclotourisme 85 pour des photos)

PHOTOS


 

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